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Un programme d’aide personnalisé. Les coordinatrices, si elles ont un profil de travailleurs sociaux, sont capable d'établir le bilan social de la personne et de lui proposer un programme d’aide personnalisé. Si une personne a l’habitude de se lever tous les matins à 10 heures, ce n’est ni à 8 heures, ni à midi, qu’elle a besoin qu’on l’aide à se lever et à se laver. L’aide à domicile doit se fondre le plus parfaitement possible dans les habitudes de vie du bénéficiaire.

La coordinatrice présente elle-même l’auxiliaire de vie au bénéficiaire et si possible à sa famille.

Le lieu de travail d’une auxiliaire de vie est l’espace le plus intime de la personne aidée. Son intervention sera d’autant plus acceptée et donc efficace qu’elle sera la moins intrusive possible. C’est pourquoi la coordinatrice doit trouver l’auxiliaire de vie, vivant à proximité du bénéficiaire, qui soit la plus adaptée à son tempérament, ses besoins propres et à son mode de vie.

Les coordinatrices doivent être réactives et parfaitement connaître leur secteur d’intervention pour savoir gérer les situations d’urgence, comme l’absentéisme d’une auxiliaire de vie (un recrutement rigoureux limite grandement ce risque) ou une sortie d’hôpital un vendredi midi pour une aide à domicile à organiser pour le samedi.

Depuis la réforme du système de soin et le passage à la tarification à l’acte, l’hospitalisation à domicile s’est généralisée pour les situations ne nécessitant pas un environnement médicalisé lourd et coûteux. Avec une gestion hospitalière centrée sur l’occupation des lits, les sorties d’hôpital se décident à très court terme, et créent des situations d’urgence pour les familles qui doivent organiser une aide à domicile pour leur proche. Toutefois, il faut savoir qu’un accompagnement de qualité nécessite un temps de mise en place afin d’être bien accepté par le bénéficiaire.

Il est aujourd’hui possible de « bien vieillir » chez soi et de profiter pleinement de l’allongement de la durée de vie sans subir une institutionnalisation non désirée ou d’avoir le sentiment de devenir un fardeau pour ses proches.

Les pouvoirs publics et les professionnels du réseau gérontologique ont pris la mesure du défi organisationnel que représente de maintenir socialement active une population vieillissante. Ce qui fait défaut aujourd’hui est un plus grand nombre d’auxiliaires de vie. Les créations de postes attendues seront à la mesure de la valorisation de ce métier.

Les responsabilités des auxiliaires de vie sont bien supérieures aux actes techniques qu’elles peuvent pratiquer, si on leur donne les moyens de correctement exercer leur métier. Il faudra du temps et de la volonté, à la fois pour éduquer le grand public aux questions du vieillissement, et pour intégrer une médecine de prévention à notre système de santé fondé sur les soins.

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